Jul
19
2011
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De la reconnaissance officielle du statut de réfugié environnemental
C'est sous le plume de RNW que apprend que le terme de " réfugié environnemental " a été créé par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) en 1981. Aujourd’hui, la Suède et la Finlande reconnaissent les " migrants environnementaux " en tant que personnes " nécessitant protection ", et ce à la suite de l’accident nucléaire de Tchernobyl en 1986. Le Néerlandais Jan Pronk, l’ancien envoyé spécial des Nations unies au Soudan, suggère que les "réfugiés nucléaires" puissent être ajoutés à cette catégorie à la suite de la crise au Japon. " Le débat est ouvert sur la possibilité de faire face une très grande augmentation de réfugiés de ce genre à l’avenir ", dit-il.
Etienne Piguet, de l’Union géographique internationale, n’est pas d’accord. Les migrants environnementaux, dit-il, ne jouissent d’aucune protection en vertu de la Convention des Nations unies pour les réfugiés, même s’ils sont victimes d’une catastrophe due à l’homme.
" Légalement, il n’existe pas de définition de réfugié environnemental et la Convention de 1951 ne reconnaît pas les perturbations environnementales comme une raison pour accorder le statut de réfugié. Les réfugiés et les migrants environnementaux ne peuvent profiter du droit international, étant donné que jusqu’à présent ils n’ont pas de statut en tant que tels " .
Selon Etienne Piguet, les pays ne sont pas tenus légalement d’accepter les Japonais cherchant refuge en raison des retombées nucléaires
" Il n’existe aucun cadre, dit-il, pour leur accorder le statut de réfugiés. Mais en même temps, il y a une crise humanitaire et les Nations unies pourraient envoyer une aide humanitaire.
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